Grâce à la permaculture : « Small is beautiful » too

Aujourd’hui, je vous partage un projet de ferme écologique absolument fantastique. J’ai envie de dire qu’un tel concept peut représenter notre avenir et celui de notre terre. Il s’agit d’un modèle de ferme dite intensive qui pourrait pallier à terme, aux agricultures industrielles. Qui ne souhaite pas croquer dans une tomate qui a du goût ? Y ajouter du basilic odorant sans pesticides ?

Le monde du végétal prends un nouveau tournant !

Créer son compost, le transformer en engrais, choyer ses arbustes, atteindre la floraison, cultiver des herbes aromatiques, et des plantes comestibles… Bref, jardiner, semer, planter, récolter, c’est simplement un mode de vie à retrouver. Et c’est le message que j’ai choisi de vous faire passer à travers un bel exemple et même plusieurs concepts agricoles concrets.

Une ferme biologique intensive à taille humaine

Le média Brut Nature consacre une vidéo à Jean-Michel Fortier, un pionnier de l’agriculture raisonnée au Québec. Son concept repose sur une ferme à échelle humaine dont l’agriculture est raisonnée. Il prouve qu’une révolution agricole est possible même à un niveau industriel, si l’on a envie d’être de vrais jardiniers.

« Ce qu’on veut, c’est remplacer l’agriculture de masse par une masse d’agriculteurs »
Jean Michel Fortier


Et Jean Michel Fortier a bien raison, il est un peu le symbole des révolutionnaires agricoles. Des changements sont en marche et il ne faut pas reculer face aux agricultures industrielles qui mènent la danse.

Pour concevoir une telle prouesse environnementale, c’est tout d’abord aux installations agricoles de s’adapter à l’enceinte écologique dans laquelle elle s’installe.

Conserver la biodiversité, les niches écologiques, les perchoirs à oiseaux tout en maximisant l’espace de production des fruits et des légumes.

Sur moins d’un hectare, sa ferme écologique dispose d’un modèle relativement petit mais totalement rentable. Et ce point est très important en terme de plantation. L’investissement humain derrière cette production naturelle doit aussi permettre aux agriculteurs de vivre et de s’en sortir.

1000m2, pas de tracteur, 4 employés et plus 200 personnes nourries… Si on multiplie ce type de modèle d’agriculture, ce sont des emplois diversifiés de créés.

Les ouvriers sont en permanence en connexion avec la nature, sans vivre les inepties urbaines que l’on a au quotidien. Dès que l’on a un pied dans ce perma potager, on vit au gré du chant des oiseaux, des insectes et des vivaces qui viennent charrier les plantations. 

Il faut savoir qu’un rapport de l’ONU indique que ce sont les fermes familiales qui nourrissent le monde. Les exploitations industrielles sont en perte de vitesse. 

Vous l’aurez compris, la micro-ferme biologique de Jean-Michel Fortier réalise beaucoup moins d’arrosage, d’émissions de gaz à effet de serre, crée plus de travail tout en augmentant sa rentabilité, alors que demander de plus ?

Comment contribuer à une démarche plus verte ?

L’éducation au jardinage et mener une transition plus écologique peut se faire à tout âge, il n’est jamais trop tard. Mais l’essentiel est de transmettre et de faire comprendre l’impact environnemental de chaque individu aux enfants dès leur plus jeune âge.

Enfiler ses bottes de caoutchouc, rassembler ses outils pour le jardin et aller gratter la terre, arroser, faire des semis… Oui cela reflète d’un retour en arrière, mais c’est ce dont notre planète à besoin et que notre corps nous réclament au quotidien.

Il faut arrêter de râler au quotidien sur les autres. Il faut soi-même devenir acteur, contribuer et montrer l’exemple afin que tout le monde puisse suivre le même exemple. Ce n’est pas en pointant du doigt ce que font les autres qu’une agriculture plus raisonnée verra le jour. 

Quand on démarre vers une évolution plus minimaliste et moins consumériste, il faut considérer que c’est un pas à la fois, une communauté à la fois, il faut se mesurer à petite échelle, sans voir trop large.

De nos jours, nombreux sont les jeunes adultes tout juste sortis d’études à vouloir travailler dans l’agriculture bio.

Le fait de toucher les légumes, les voir pousser, les bichonner et leur laisser une croissance saine, est un objectif aussi passionnant qu’enrichissant.

La ferme de Jean Michel Fortier est encore  à la recherche de perfectionnement sur les techniques d’agro écologiques. Les analyses chiffrées de leurs performances que ce soit en termes de consommation d’eau, de quantités produites, d’heures de travail… sont encore au stade expérimental puisque ce perma potager a pour but de devenir la vitrine des méthodes permacoles à grande échelle

Mais d’autres concepts réalisent de beaux exploits pour faire bouger les idées préconçues en matière d’écologie. Jardiner, pailler, composter, ôter les mauvaises herbes, faire pousser (des haricots par exemple)… Il existe une véritable engouement et une fierté de posséder mon potager.

Des fermes urbaines rentables et écologiques

Les modèles de micro-fermes se multiplient à une rapidité non négligeable. Il est possible de s’établir sans avoir un parc de machineries, sans avoir cinquante hectares, sans avoir la main verte et même en faisant de l’agriculture en ville. Il n’y a pas de bonnes excuses.

Prenons l’exemple d’agricool une ferme urbaine qui a ouvert ses portes en 2019 à La Courneuve, Asnière-sur-Seine et Courbevoie. Ce projet résulte d’une volonté de produire des fruits et légumes sains, sans pesticide et cultivés de manière responsable. Pour cela, ils ont décidé d’introduire des fruitiers localement, au cœur de ces villes, mais en pleine terre.

Il y a aussi sous les fraises, une entreprise qui instaure des fermes urbaines et des épiceries des toits un peu partout à Paris. La réintroduction de la nature en ville à du bon pour tous. Il ne faut pas se limiter aux espaces. Prenons de la hauteur.

Même à notre petit niveau, en cultivant nos jardinières sur balcon, un carré potager ou dans des jardins communaux, nos efforts ne sont pas vains pour puiser aux mieux les ressources que la terre peut nous offrir, sans lui nuire. Il faut reproduire les exemples, les idées et les moyens employés pour agir sur quelques personnes en premier lieu avant de se projeter toujours plus loin.

Pour en savoir plus et trouver de l’inspiration, je vous invite à visiter le site “Le jardin Maraîcher” de Jean Michel Fortin. C’est une véritable source de motivation pour poursuivre dans une voie plus verte, écologique et minimaliste.

Et puis voyons plus loin. Lorsque les fermes polluantes et non raisonnées seront en vente pour départ à la retraite, personne ne voudra prendre la suite d’un tel navire. Avec tous les désagréments que cela implique. Ce qui fera que les fermes biologiques augmenteront à travers l’engouement des générations qui nous suivent.

Ces potagers de jardinières et jardiniers du futur, ont de l’avenir ! Partagez, plantez, échangez vos plants… Offrez les salades que vous avez en trop, c’est ainsi qu’une nouvelle communauté agricole verra le jour.

Contenu mis à jour le 26 Février 2021

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